Je ne SUIS qu'une ombre, un contour décalé,
à l'encre noire, maudite et insolente.
Sur les cordes d'un violon grinçant,
CRISSANT et hurlant la mort dans l'âme,
je glisse et m'entaille mains et artères
à voir couler ce SANG épais comme un
rideau de velours théâtralement écroulé.
Sur la mélodie du malheur, à jamais
assoiffée de ces péchés mortel et friande
de ces BULLES de plomb, j'invective car
caustique est ma PENSÉE.
C½ur de fer dans son écrin d'effluves
argentées. Mes chevilles sont BRISÉES,
mon dos cambré à se rompre, je
souffle cet air haineux, gorgé de
souffrance injurieuse, amoureuse
d'un passé conjugué au FUTUR,
comme prisonnier d'une fiole grisâtre
ingérée dans ma vingt-cinquième heure.
Fictive est peut être mon existence mais
dans ta MÉMOIRE je m'implante et ne
cesse d'y exister, à t'en faire perdre raison.
Je suis l'odeur d'une pierre froide,
ambre grise, à L'AFFUT dans les coins
sombres de tes PEURS, dans les cendres de ta joie.
Pas toujours là où l'on m'attends...